News & events - Keyword : Development

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Analyses de réseau longitudinales

Un algorithme prédictif des maladies psychotiques

Un tiers des enfants souffrant d’une microdélétion du chromosome 22 développeront plus tard une maladie psychotique, comme la schizophrénie. Mais comment savoir lesquel-les seront possiblement concerné-es? Aujourd’hui, différentes études ont contribué à la compréhension des mécanismes neurobiologiques qui sont associés au développement des maladies psychotiques. Problème: la capacité à identifier les sujets plus à risque et d’adapter en conséquence leur prise en charge reste limitée. En effet, de nombreuses variables, autres que neurobiologiques, contribuent à leur développement.

C’est pourquoi le groupe du Prof. Stéphan Eliez de l’Université de Genève s’est associée à une équipe de l’EPFL afin d’utiliser de manière longitudinale un outil d’intelligence artificielle, la méthode d’analyse en réseau. Cet algorithme permet de corréler de nombreuses variables provenant de milieux différents – neurobiologique, psychique, cognitive, etc. – sur une vingtaine d’années, afin de déterminer quels symptômes du moment présent sont annonciateurs d’une maladie psychotique dans la future trajectoire développementale de l’enfant. Ces résultats, à lire dans la revue eLife, permettront une prise en charge précoce des enfants jugés à risque de développer des troubles psychiques, dans l’objectif de les prévenir, voire de les éviter.

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Life Sciences Seminar Series - Siobhan Brady

Innovation, conservation and repurposing of gene function
in plant root cell type development

Siobhan Brady
Department of Plant Biology and Genome Center, University of California, Davis - USA

Tuesday, September 28, 2021 - 11 h
Webinar

Host: Michael Hothorn
Organization: Paul Guichard & Florian Steiner

Cerveau normal et cerveau microcéphale

Un ralentissement de la division cellulaire
cause la microcéphalie

La naissance d’un être humain requiert des milliards de divisions cellulaires pour passer d’un ovule fécondé à un bébé. A chacune de ces divisions, le matériel génétique de la cellule mère se duplique pour se répartir équitablement entre les deux nouvelles cellules. Dans le cas de la microcéphalie primaire, une maladie génétique rare mais grave, le ballet de la division cellulaire est déréglé, empêchant le développement adéquat du cerveau.

Des scientifiques du groupe du Prof. Patrick Meraldi de l’Université de Genève, en collaboration avec des chercheurs chinois, ont mis en évidence comment la mutation d’une seule protéine, WDR62, empêche le réseau de câbles chargé de séparer le matériel génétique en deux de se former correctement. Comme la division cellulaire est alors ralentie, le cerveau n’a pas le temps de se construire entièrement. Ces résultats, à lire dans le Journal of Cell Biology, apportent un nouvel éclairage sur le fonctionnement de la division cellulaire, un phénomène également impliqué dans le développement des cancers.

Bannière UNIGE - Faculté de Médecine

Prix Albert Renold à Pedro Herrera

Pedro Herrera reçoit le prestigieux Prix Albert Renold 2021 décerné par l’EASD

Portrait de Pedro Herrera

Pr Pedro L. Herrera, du Département de Médecine Génétique et Développement de la Faculté de Médecine de l’UNIGE, membre d’iGE3, remporte le prestigieux Prix Albert Renold 2021 décerné par la European Association for the Study of Diabetes (EASD). Le Prix Albert Renold récompense chaque année les avancées exceptionnelles dans la recherche sur l’histopathologie, la pathogenèse, la prévention et le traitement des complications du diabète.

Spécialiste du développement du pancréas, Pedro Herrera a montré que la capacité d’adaptation de nos cellules est bien plus grande qu’on ne le pensait. Il a ainsi révolutionné la compréhension de la biologie cellulaire du pancréas, notamment les mécanismes de plasticité cellulaire qui pourraient se déclencher lors d’un diabète, ou de nombreuses autres maladies dégénératives. Nous adressons toutes nos félicitations à Pedro Herrera pour cette distinction.

Lobe frontal et hippocampe du cerveau

Protéger le QI des personnes à risque de psychose

Une personne sur 2000 souffre d’une microdélétion du chromosome 22 pouvant entraîner à l’adolescence le développement de maladies psychotiques, comme la schizophrénie. Outre des symptômes tels que les hallucinations ou les idées délirantes, les maladies psychotiques s’accompagnent également d’une dégradation progressive du quotient intellectuel (QI). Les traitements médicamenteux actuels parviennent à contenir les symptômes psychotiques, mais rien ne peut être entrepris pour prévenir la dégradation des compétences intellectuelles, source de perte d’autonomie.

Des chercheurs⁄euses du groupe du Prof. Stéphan Eliez de l'Université de Genève ont découvert que si des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine - une classe de médicaments œuvrant contre l’anxiété et la dépression - sont prescrits à la fin de l’enfance, ils réduisent la dégradation des capacités intellectuelles et ont un effet neuroprotecteur sur certaines des régions du cerveau affectées par la maladie psychotique. Cette étude, à lire dans la revue Translational Psychiatry, ouvre un nouveau champ de recherche et un nouvel espoir pour les personnes atteintes par la microdélétion du chromosome 22.

Bannière conférence Guillaume Lecointre

La nature est-elle bien faite ?
Notre corps et l'évolution

Conférence de Guillaume Lecointre

Cela n’est pas toujours enseigné dans les écoles, et pourtant: il n’est pas possible de comprendre le corps humain sans le penser dans l’évolution. D’abord, parce que dans ce corps que nous avons longtemps jugé parfait, il existe des agencements étranges qui ne s’expliquent que par l’histoire évolutive des vertébrés. Ensuite, parce que depuis le début de ce siècle, le principe de sélection naturelle et le principe généalogique, les deux piliers de l’évolution, sont entrés au sein même du corps humain.

Guillaume Lecointre est enseignant-chercheur et professeur du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, où il occupe également la fonction de conseiller scientifique du président. Il donnera cette conférence en ligne en direct sur le site web de l’UNIGE, le mardi 25 mai 2021, à 18 h 30.

Cet événement est organisé en partenariat avec les Conservatoire et Jardin Botaniques de Genève dans le cadre de leur exposition Le grand bazar de l'évolution qui se tiendra du 20 mai au 17 octobre 2021.

  • Visio-conférence sur page web.
  • Accès libre.
Caenorhabditis elegans

Comment l’alimentation contrôle la maturation des ARN

Particulièrement sensibles aux modifications chimiques, les ARN messagers (ARNm) sont des molécules chargées de transmettre l’information codée de notre génome, permettant la synthèse des protéines nécessaires au fonctionnement de nos cellules.

Les équipes du Pr Ramesh Pillai et du Pr Florian Steiner de l’Université de Genève, en collaboration avec la Norwegian University of Science and Technology, se sont intéressées plus particulièrement à un type de modification chimique spécifique - nommée méthylation - des molécules d’ARNm chez le petit ver Caenorhabditis elegans. Elles ont découvert que la méthylation sur une séquence particulière d’un ARNm entraînait sa dégradation et que ce mécanisme de contrôle était dépendant de l’alimentation du ver. Ces travaux sont à lire dans la revue Cell.

Illustration de perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens menacent
la qualité du sperme

De plus en plus d’études montrent que l’environnement et les conditions de vie de la femme enceinte jouent un rôle charnière sur la santé de l’enfant. Mais qu’en est-il concernant la fertilité des jeunes hommes ?

Des chercheurs du groupe du Prof. Serge Nef de l’Université de Genève ont montré il y a deux ans que seuls 38% des Suisses avaient des paramètres spermatiques supérieurs aux normes établies par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour les hommes fertiles (voir communiqué de presse). Pourquoi ? Des épidémiologistes de l’Institut de Recherche en Santé, Environnement et Travail (IRSET, Rennes, France) se sont associé-es à l’équipe genevoise afin d’analyser l’impact potentiel des perturbateurs endocriniens sur la qualité du sperme des hommes dont les mères travaillaient au début de leur grossesse. Leurs résultats, publiés dans la revue Human Reproduction, relèvent que les hommes qui ont été exposés in utero à des produits ou préparations connues pour contenir des perturbateurs endocriniens ont deux fois plus de risque de se situer en-dessous des normes limites établies par l’OMS quant au volume séminal et au nombre total de spermatozoïdes par éjaculation.

Plasmodium au stade oocinète

Le squelette de l’agent du paludisme révèle ses secrets

Le Plasmodium est l’agent responsable du paludisme, une des maladies parasitaires les plus meurtrières. Au cours de son cycle de vie et de reproduction entre ses deux hôtes – le moustique anophèle et l’être humain –, ce parasite prend plusieurs formes qui impliquent la réorganisation drastique de son squelette.

Les équipes du Pr Paul Guichard et du Pr Mathieu Brochet, de l’Université de Genève, ont justement posé un nouveau regard sur l’organisation de son cytosquelette en la détaillant à une échelle sans précédent, grâce à une technique récemment mise au point. Appelée microscopie à expansion, elle permet de «gonfler» les cellules pour accéder à des détails structurels nanométriques. L’étude, publiée dans la revue PLOS Biology, identifie les vestiges d’un organite, le conoïde, considéré jusqu’ici comme absent de cette espèce, en dépit de son rôle important pour l’invasion des hôtes par des parasites proches du Plasmodium.