News & events - Keyword : Neurosciences

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The Human Microbiota & Brain Diseases - 4th Edition

Therapeutic targets

The past two years have seen an exponential increase of lay and scientific publications on the effects of the trillions small guests that each of us more or less willingly hosts in the most secluded and intimate folds and holes of our body. Reports have been published on the association of some bacterial strains in the guts on human physiology and somatic and brain diseases. Reports have multiplied of animal experiments showing that some natural features can be transferred from one animal to another by gut bacteria transfer. It is increasingly clear that a number of environmental events can affect the bacterial composition of gut flora, that the animals with the modified version of the gut flora acquire specific physical and behavioral features, and that such features can be transferred to nonexposed animals by gut bacteria transfer.

The 4th edition of this conference will take place on Friday, May 7, 2021 from 8 h to 19 h 15 as a fully online videoconference. It aims to update physicians and scientists on the latest discoveries on the role of the gut microbiota in neuropsychiatric and neurodegenerative diseases, and to identify leads for microbiota-based interventions for brain diseases.

  • Registration is free but mandatory.
  • Organisation: Giovanni B. Frisoni, Jacques Schrenzel & Annamaria Cattaneo
Synapsy Seminar Series banner

Synapsy Seminar Series - Angela Roberts

Prefrontal circuits underlying the regulation of negative emotion:
a multi-disciplinary approach in non-human primates

Angela Roberts
Department of Physiology, Development and Neuroscience, University of Cambridge
United Kingdom

Monday, April 26, 2021 - 17 h
Seminar on Zoom

Organization: NCCR Synapsy - WP4
Contact for login link: Anouchka Junod

Synchronisation entre les différents organes

Comprendre la synchronisation des horloges cellulaires

Les horloges circadiennes, qui régulent les fonctions métaboliques de tous les êtres vivants sur un rythme d’environ 24 heures, constituent l’un des mécanismes biologiques les plus fondamentaux. Chez les êtres humains, leur perturbation est à l’origine de nombreuses maladies métaboliques telles que le diabète ou des maladies graves du foie. Si les scientifiques étudient ce mécanisme depuis de nombreuses années, son fonctionnement demeure mal connu.

Grâce à un système d’observation basé sur la bioluminescence, des scientifiques du groupe de la Pre Charna Dibner, de l’Université de Genève (UNIGE) et des Hôpitaux Universitaires de Genève, en collaboration avec le Pr Ueli Schibler, professeur honoraire à l’UNIGE, ont pu démontrer que les cellules composant un organe en particulier peuvent se synchroniser, même en l’absence de l’horloge centrale cérébrale ou d’autres horloges dans le corps. En effet, les scientifiques sont parvenus à restaurer la fonction circadienne dans le foie chez des souris complètement arythmiques, démontrant que les neurones ne sont pas uniques dans leur capacité de coordination. Des résultats à découvrir dans la revue Gene and Development.

Cerveau et thalamus

Schizophrénie: quand le thalamus trompe l’oreille

Les personnes atteintes d’un désordre génétique rare (le syndrome de microdélétion 22q11.2) ont une très forte probabilité de développer une schizophrénie ainsi qu’un de ses symptômes les plus fréquents, l’hallucination auditive.

En étudiant cette catégorie de patientes et de patients, des scientifiques du groupe du Prof. Stéphan Eliez de l'Université de Genève et du Pôle de recherche national Synapsy ont réussi à associer l’apparition du phénomène hallucinatoire avec un développement anormal de certaines sous-structures du thalamus, une région profonde du cerveau. Ces «noyaux thalamiques» sont, entre autres, impliqués dans le traitement de la mémoire et de l’audition. Les auteurs suggèrent que les hallucinations auditives pourraient s’expliquer presque «mécaniquement» par l’immaturité des connexions nerveuses qui lient ces noyaux thalamiques aux aires du cortex traitant de l’audition. Les résultats, à lire dans la revue Biological Psychiatry: CNNI, ouvrent de nouvelles perspectives dans la compréhension de la physiopathologie et le traitement de la schizophrénie.

Bannière UNIGE - Faculté de Médecine - HUG

Prix Otto Naegeli 2020 pour Christian Lüscher

Christian Lüscher reçoit un des prix scientifiques les plus prestigieux de Suisse

Portrait de Christian Lüscher

Pr Christian Lüscher, du Département des Neurosciences Fondamentales de la Faculté de Médecine de l’UNIGE et du Service de Neurologie des HUG, membre d'iGE3, est le lauréat du Prix Otto Naegeli 2020 pour la recherche médicale attribué tous les deux ans à un scientifique contribuant de manière exceptionnelle à la compréhension de mécanismes biologiques ou à de nouvelles approches thérapeutiques. Le professeur Lüscher, dont les travaux allient recherche fondamentale et translationnelle, est un spécialiste des mécanismes neuronaux de l’addiction, définie comme l'utilisation compulsive d'une drogue, même face à des conséquences négatives majeures. Nous le félicitons vivement pour cette récompense.

Le Prix Otto Naegeli est l'une des distinctions scientifiques les plus prestigieuses remises en Suisse. Initié en 1960, d'un montant de CHF 200'000, ce prix honore la mémoire d’Otto Naegeli, scientifique et professeur en médecine interne à l’Université de Zurich.

Logo ERC

ERC Advanced Grants 2020

Trois ERC Advanced Grants pour la Faculté de Médecine de l’UNIGE

Le Conseil Européen de la Recherche (European Research Council, ERC) a annoncé le 31 mars 2020 les 185 gagnants de son prestigieux Advanced Grant pour l'année 2020. Tous trois membres de la Faculté de Médecine de l'Universtité de Genève, et membres d'iGE3, les professeurs Pedro Herrera du Département de Médecine Génétique et Développement, Denis Jabaudon et Christian Lüscher du Département des Neurosciences Fondamentales, font partie des heureux lauréats.

Ces subsides de plusieurs millions d’euros chacun financent des projets de recherche particulièrement originaux dirigés par des chercheuses et des chercheurs leaders dans leur domaine. Il s’agit ainsi d’une reconnaissance internationale exceptionnelle pour les équipes lauréates.

Nous félicitons les trois lauréats pour cet important soutien, et leur souhaitons plein succès dans la suite de leurs recherches.

Cerveau infecté par Toxoplasma gondii

Quand la toxoplasmose ôte tout sentiment de peur

Le parasite Toxoplasma gondii infecte tant les animaux que les hommes. Son objectif ? Atteindre les intestins du chat, le seul hôte dans lequel il se reproduit de façon sexuée. Pour ce faire, le parasite infecte tout d’abord la souris et modifie drastiquement son comportement: sa peur naturelle des chats se transforme en attraction et fait d’elle une proie facile. Mais comment le parasite réussit-il une telle prouesse ?

Des chercheurs des groupes de la Pre Dominique Soldati-Favre et du Pr Ivan Rodriguez de l’Université de Genève démontrent aujourd’hui que le parasite ne se limite pas exclusivement à la peur des chats, mais modifie l’ensemble du comportement de la souris ayant trait à l’anxiété, au stress et à la curiosité. Plus le parasite est présent sous forme de kystes dans le cerveau, plus la souris est désinhibée. Ces résultats, à lire dans la revue Cell Reports, mettent fin au mythe d’une altération spécifique de la peur des chats, mais démontrent que le comportement général du rongeur est altéré.

Cellule neuronale et horloge

Cerveau: les cellules souches ont bonne mémoire

Le cortex cérébral constitue le centre de contrôle de nos pensées et actions, et, au cours de la phase embryonnaire, des dizaines de types de neurones aux fonctions distinctes s’assemblent pour former les circuits permettant ces fonctions. Ces neurones naissent à partir de cellules souches progénitrices, qui les produisent l’un après l’autre et dans un ordre très précis.

Alors que les manuels de neurosciences établissent le caractère irréversible de ce processus de spécialisation, des chercheurs du groupe du Prof. Denis Jabaudon de l'Université de Genève apportent aujourd’hui la preuve du contraire. En effet, lorsque chez la souris on transplante des cellules progénitrices dans un embryon jeune, elles rajeunissent et récupèrent leurs compétences passées. Ces résultats sont à découvrir dans la revue Nature. Ils modifient en profondeur notre compréhension de la construction cérébrale en révélant une plasticité cellulaire insoupçonnée. A terme, ils ouvrent de nouvelles perspectives pour la régénération de circuits corticaux endommagés.

3 états de l'hippocampe

Schizophrénie: tout se joue à l’adolescence

La schizophrénie provoque entre autres des hallucinations, des problèmes de mémoire ou encore de cognition. Cette maladie psychiatrique touche en moyenne 0.5% de la population générale et peut être liée à une défaillance du chromosome 22, nommée syndrome de délétion 22q11. Pourtant, toute personne ayant ce syndrome ne développe pas nécessairement de symptômes psychotiques. Dès lors, qu’est-ce qui provoque le déclenchement de la maladie ?

Des chercheurs du groupe du Prof. Stéphan Eliez de l’Université de Genève apportent un premier élément de réponse, suite à l’observation et à l’analyse sur plusieurs années de patients atteints du syndrome de délétion. Ils ont constaté que la taille de leur hippocampe, zone du cerveau responsable de la mémoire et des émotions, était plus petite que la normale mais suivait la même courbe de développement que chez une personne saine. Toutefois, lors de l’apparition des premiers symptômes psychotiques – en général à l’adolescence –, celle-ci s’atrophie de manière drastique. Leurs résultats, à lire dans la revue Molecular Psychiatry, ouvrent de nouvelles perspectives pour la compréhension des causes de cette maladie.

Une souris observatrice et une souris démonstratrice

L’alimentation est-elle un acte social ?

Comment choisissons-nous nos aliments ? En étudiant les mécanismes neurobiologiques impliqués dans les choix alimentaires de rongeurs, des neuroscientifiques du groupe du Prof. Christian Lüscher de l’Université de Genève ont identifiés l’influence importante et durable que peuvent avoir les congénères sur la manière de se nourrir.

En effet, des stimuli sensoriels liés aux contacts sociaux modifient en profondeur les connexions neuronales de circuits impliqués dans le choix des aliments, mettant en évidence la transmission sociale d’une référence alimentaire. De plus, ces travaux, publiés dans la revue Science, soulignent le rôle du lien social dans l’interprétation des stimuli sensoriels et dans la capacité d’adaptation à l’environnement. Ce mécanisme, qui semble déficient chez les personnes souffrant de troubles autistiques, pourrait expliquer en partie leurs difficultés sociales.