News & events - Keyword : Evolution

Chronological order of publication in this website

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New iGE3 member - Yamama Naciri

Yamama Naciri portrait

We are pleased to welcome Dre Yamama Naciri as a new faculty member of the iGE3.

Yamama Naciri is a curator at the Conservatory and Botanical Garden of the City of Geneva, and a lecturer at the Department of Botany and Plant Biology of the Faculty of Science. His group aims at understanding the diversification of species and their evolutionary history at both the intra- and interspecific levels. Her research themes encompass species phylogeography with applications in conservation as well as species delimitation and relationships in different groups of plants using molecular markers, in addition to the traditional tools of morphology and/or anatomy.

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New iGE3 member - Mathieu Perret

Mathieu Perret portrait

We are pleased to welcome Dr Mathieu Perret as a new faculty member of the iGE3.

Mathieu Perret is a curator at the Conservatory and Botanical Garden of the City of Geneva, and a senior lecturer at the Department of Botany and Plant Biology of the Faculty of Science. His group applies and develops phylogenetic and genomic approaches to study the systematics and evolutionary history of plants. In particular, they contribute to reconstruct the plant tree of life and use this information to improve taxonomical classification, infer the tempo and mode of evolutionary radiations, and identify the genetic and ecological drivers of phenotypic changes.

Origami représentant la trompe d’éléphant

Comprendre comment les éléphants utilisent leur trompe

La trompe de l’éléphant présente une extraordinaire polyvalence cinématique puisqu’elle peut délicatement manipuler un simple brin d’herbe tout comme porter des charges allant jusqu’à 270 kilogrammes.

En utilisant des technologies de capture de mouvement développées pour l’industrie du cinéma, l’équipe du Prof. Michel Milinkovitch de l'Université de Genève démontre que les comportements complexes de la trompe de l’éléphant émergent de la combinaison d’un ensemble fini de mouvements de base tels que la propagation d’une courbure et la formation de pseudo-articulations. En outre, l’équipe suisse démontre que la vitesse de la trompe de l’éléphant obéit à une loi mathématique observée dans les mouvements de dessin de la main humaine. Ces résultats sont publiés dans la revue Current Biology.

Bannière conférence Guillaume Lecointre

La nature est-elle bien faite ?
Notre corps et l'évolution

Conférence de Guillaume Lecointre

Cela n’est pas toujours enseigné dans les écoles, et pourtant: il n’est pas possible de comprendre le corps humain sans le penser dans l’évolution. D’abord, parce que dans ce corps que nous avons longtemps jugé parfait, il existe des agencements étranges qui ne s’expliquent que par l’histoire évolutive des vertébrés. Ensuite, parce que depuis le début de ce siècle, le principe de sélection naturelle et le principe généalogique, les deux piliers de l’évolution, sont entrés au sein même du corps humain.

Guillaume Lecointre est enseignant-chercheur et professeur du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, où il occupe également la fonction de conseiller scientifique du président. Il donnera cette conférence en ligne en direct sur le site web de l’UNIGE, le mardi 25 mai 2021, à 18 h 30.

Cet événement est organisé en partenariat avec les Conservatoire et Jardin Botaniques de Genève dans le cadre de leur exposition Le grand bazar de l'évolution qui se tiendra du 20 mai au 17 octobre 2021.

  • Visio-conférence sur page web.
  • Accès libre.
Trois différentes peaux de poissons

Comment la peau des poissons évolue-t-elle ?

Assimilée aux écailles, la peau des poissons peut également être nue ou constituée d’une structure osseuse qui forme une cuirasse, parfois même recouverte de dents. Mais comment cette peau a-t-elle évoluée à travers les âges ?

Afin de répondre à cette question, des chercheurs du groupe du Dr Juan Montoya-Burgos de l’Université de Genève ont reconstitué l’évolution des structures protectrices de la peau chez les poissons, remontant à l'ancêtre commun des poissons à nageoires rayonnées, il y a plus de 420 millions d’années. Ils ont ainsi découvert que seuls les poissons ayant perdu leurs écailles pouvaient développer une cuirasse osseuse, et que l’état de protection de leur peau influait sur le choix de leur habitat en eau pleine ou dans les fonds marins. Cette étude, publiée dans la revue Evolution Letters, apporte une nouvelle explication de l’incroyable diversité de cette lignée de poissons, qui compte plus de 25’000 espèces.

Bannière UNIGE - Faculté de Médecine - Chapitres choisis

Les Jeudis de la Faculté de Médecine
Cycle Chapitres choisis

On our way to trans-humanism?

Portrait de Denis Duboule

Conférence donnée par le Prof. Denis Duboule, Département de Génétique et Evolution de la Faculté des Sciences, membre d’iGE3, dans le cadre des Chapitres choisis des Jeudis de la Faculté de Médecine.

Ce Chapitre choisi vient clore la cérémonie des Best PhD Thesis Awards 2019 et 2020 de la Faculté des Sciences et de la Faculté de Médecine.

Jeudi 26 novembre 2020 - 13 h
Visio-conférence Zoom

  • Accès libre sur inscription.
Couleurs de la peau du serpent

L’origine des couleurs de peau révélée
grâce aux serpents

La couleur de la peau chez les vertébrés dépend des chromatophores, cellules présentes dans les couches profondes de la peau.

Spécialiste du déterminisme génétique et de l’évolution des couleurs chez les reptiles, l’équipe du Prof. Michel Milinkovitch, de l’Université de Genève, étudie la grande variété de couleurs arborées par différents individus chez le serpent des blés. Ses travaux, publiés dans la revue PNAS, montrent que la couleur terne du variant «Lavande» de ce serpent est causée par la mutation d’un gène impliqué dans la formation des lysosomes, les vésicules «poubelles» des cellules. Cette mutation unique suffit à affecter toutes les couleurs de la peau, démontrant que tous les pigments et cristaux réfléchissants sont stockés dans des vésicules dérivées de ces lysosomes. Cette étude est une avancée considérable de notre compréhension de l’origine des couleurs et des motifs de la peau des vertébrés.

Chat sauvage d’Europe

Le chat sauvage menacé par son cousin domestique

Dans les montagnes du Jura, les chats sauvages européens, considérés comme éteints il y a une cinquantaine d’années, ont depuis recolonisé une partie de leur ancien territoire. Cette recrudescence dans une zone occupée par des chats domestiques s’est accompagnée de croisements génétiques entre les deux espèces. L’hybridation entre les organismes sauvages et domestiques est connue pour mettre en danger le patrimoine génétique des espèces sauvages.

Dans une étude à lire dans la revue Evolutionary Applications, des biologistes des groupes du Dr Mathias Currat et du Dr Juan Montoya-Burgos de l’Université de Genève, en collaboration avec l’Université de Zurich et celle d’Oxford au Royaume-Uni, ont modélisé les interactions entre les deux espèces pour projeter l’avenir du chat sauvage sur les reliefs du Jura helvétique. Les différents scénarios modélisés montrent que d’ici 200 à 300 ans - soit une période très courte à l’échelle de l’évolution -, l’hybridation conduira à un remplacement génétique irréversible des chats sauvages et à l’impossibilité de les distinguer de leurs cousins domestiques, comme c’est déjà le cas en Écosse et en Hongrie.

Colerette du lézard dragon

Comment le dragon développe sa collerette

Le dragon à collerette présente une large collerette érectile caractéristique de son espèce. Ce lézard la garde habituellement repliée contre son corps, mais il peut l’ouvrir de façon spectaculaire pour effrayer les prédateurs.

Des chercheurs du groupe du Prof. Michel Milinkovitch, de l’Université de Genève et du SIB, Institut Suisse de Bioinformatique, rapportent, dans la revue eLIFE, qu’une branchie embryonnaire ancestrale de l’embryon du dragon se transforme en une poche de cou qui s’agrandit et se plisse, constituant la collerette. Les chercheurs démontrent ensuite que ce robuste motif de pliage émerge de forces mécaniques lors de la croissance homogène de la peau de la collerette, dû aux tensions résultant de son attachement au cou et à la tête.

Germination de graines d’Arabidopsis thaliana

Germination: les bactéries prises à leur propre jeu

Les graines sont capables de bloquer leur germination tant que les conditions environnementales sont défavorables. Mais qu’en est-il lorsqu’elles sont confrontées à des organismes dangereux présents dans le sol alentour?

Des chercheurs du groupe du Prof. Luis Lopez-Molina de l’Université de Genève ont étudié l’impact de Pseudomonas aeruginosa, une bactérie pouvant être pathogène aussi bien pour les plantes que les animaux, dont l’être humain. Ils ont identifié une toxine produite par cette bactérie, appelée AMB, qui provoque l’arrêt de la germination des graines, sans pour autant tuer la plante. Il est donc vraisemblable que, au cours de l’évolution, les graines soient parvenues à se servir de l’AMB, un signal émis par les bactéries, pour coordonner leurs stratégies d’infection à des fins de protection de leur propre espèce. Ces résultats ont été publiés dans la revue eLife.