News & events - Keyword : Diabetes

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New iGE3 member - Valérie Schwitzgebel

Valérie Schwitzgebel portrait

We are pleased to welcome Pre Valérie Schwitzgebel as a new faculty member of iGE3.

Valérie Schwitzgebel is an assistant professor at the Department of Paediatrics, Gynaecology and Obstetrics of the Faculty of Medicine, and an assistant physician at the Development and Growth Division of the Geneva University Hospitals where she leads the Pediatric Endocrine and Diabetes Unit. Her research focuses on the genetic basis of diabetes mellitus. Her laboratory investigates subtypes of diabetes mellitus by applying whole exome and genome sequencing in cohorts of children and adults; newly identified genes are then charactzerized using in vitro and in vivo models. Genetically instructed precision diagnosis of diabetes type 1 will further allow optimizing treatment to improve metabolic control and quality of life.

Génétique des cellules du pancréas

Sonder l’origine et l’identité
des cellules endocrines du pancréas

Le pancréas joue un rôle-clé dans la régulation du métabolisme. Lorsque certaines de ses cellules – les cellules bêta – ne produisent plus suffisamment d’insuline, le taux de sucre augmente dangereusement dans le sang (hyperglycémie) et le diabète apparaît.

Après avoir découvert que d’autres cellules pancréatiques différenciées, ou «spécialisées», peuvent s’adapter et compenser en partie ce manque d’insuline (voir communiqué de presse), l’équipe du Prof. Pedro Herrera de l’Université de Genèvede démontre que les cellules souches dont sont issues les cellules bêta sont présentes uniquement pendant le développement embryonnaire. Cette découverte met un terme à une longue controverse concernant l’existence hypothétique de cellules souches pancréatiques adultes pouvant engendrer de nouvelles cellules différenciées, productrices d’hormones, après la naissance. Les scientifiques ont également défini précisément l’identité génétique des cellules endocrines pancréatiques. Un outil prometteur pour la production de cellules à insuline de remplacement. Ces résultats sont à lire dans Cell Reports et Nature Communications.

Bannière journée diabète et obésité

Diabète et obésité: au cœur de la recherche

Journée portes ouvertes

Le Centre Facultaire du Diabète de la Faculté de Médecine de l'Université de Genève propose sa 18e journée portes ouvertes, le jeudi 11 novembre 2021, de 9 h 30 à 18 h, au Centre Médical Universitaire (CMU). Cet événement, qui s’inscrit en marge de la Journée mondiale du diabète, est une occasion unique pour le grand public et les écoles d’aller à la rencontre des chercheurs, chercheuses et clinicien-nes, de comprendre les habitudes de vie et les mécanismes biologiques favorisant le diabète, et de découvrir les dernières recherches sur cette maladie.

Le format 2021 est adapté aux normes sanitaires en vigueur.

  • Durée de la visite: 1 h 30
  • Entrée gratuite mais inscription obligatoire
  • Délai d'inscription: jeudi 4 novembre 2021
  • Organisation: Pierre Maechler
Bannière UNIGE - Faculté de Médecine

Prix Albert Renold à Pedro Herrera

Pedro Herrera reçoit le prestigieux Prix Albert Renold 2021 décerné par l’EASD

Portrait de Pedro Herrera

Pr Pedro L. Herrera, du Département de Médecine Génétique et Développement de la Faculté de Médecine de l’UNIGE, membre d’iGE3, remporte le prestigieux Prix Albert Renold 2021 décerné par la European Association for the Study of Diabetes (EASD). Le Prix Albert Renold récompense chaque année les avancées exceptionnelles dans la recherche sur l’histopathologie, la pathogenèse, la prévention et le traitement des complications du diabète.

Spécialiste du développement du pancréas, Pedro Herrera a montré que la capacité d’adaptation de nos cellules est bien plus grande qu’on ne le pensait. Il a ainsi révolutionné la compréhension de la biologie cellulaire du pancréas, notamment les mécanismes de plasticité cellulaire qui pourraient se déclencher lors d’un diabète, ou de nombreuses autres maladies dégénératives. Nous adressons toutes nos félicitations à Pedro Herrera pour cette distinction.

Ilot de Langerhans

La régénération de l'insuline au rythme
des horloges cellulaires

Certaines parties de notre corps, comme la peau ou le foie, peuvent se régénérer après une affection. Les cellules encore fonctionnelles prolifèrent pour compenser les pertes. Ainsi, depuis une trentaine d’années, les scientifiques se penchent sur le potentiel de régénération des cellules β du pancréas, responsables de la production d’insuline. Leur atteinte étant en grande partie responsable de l’apparition du diabète, la possibilité de les régénérer constitue un espoir de traitement.

En étudiant des souris diabétiques, des scientifiques du groupe de la Dre Charna Dibner, de l’Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève, ont observé que leur mécanisme de régénération était sous l’influence des rythmes circadiens - les horloges moléculaires régulant les fonctions métaboliques cellulaires selon un cycle de 24 heures. De plus, les scientifiques ont identifié le rôle essentiel d’un composant clé des rythmes circadiens, la molécule BMAL1. Ces résultats, à lire dans la revue Genes and Development, permettent d’envisager de nouvelles perspectives pour favoriser la régénération des cellules bêta.

Logo ERC

ERC Advanced Grants 2020

Trois ERC Advanced Grants pour la Faculté de Médecine de l’UNIGE

Le Conseil Européen de la Recherche (European Research Council, ERC) a annoncé le 31 mars 2020 les 185 gagnants de son prestigieux Advanced Grant pour l'année 2020. Tous trois membres de la Faculté de Médecine de l'Universtité de Genève, et membres d'iGE3, les professeurs Pedro Herrera du Département de Médecine Génétique et Développement, Denis Jabaudon et Christian Lüscher du Département des Neurosciences Fondamentales, font partie des heureux lauréats.

Ces subsides de plusieurs millions d’euros chacun financent des projets de recherche particulièrement originaux dirigés par des chercheuses et des chercheurs leaders dans leur domaine. Il s’agit ainsi d’une reconnaissance internationale exceptionnelle pour les équipes lauréates.

Nous félicitons les trois lauréats pour cet important soutien, et leur souhaitons plein succès dans la suite de leurs recherches.

Ilot de Langerhans

Remettre nos horloges internes à l’heure
pour contrôler le diabète ?

Les horloges circadiennes (du latin «circa diem», environ un jour) permettent aux organismes d’anticiper les changements périodiques du temps géophysique et de s’y adapter. Presque toutes les cellules de notre corps disposent d’horloges moléculaires qui régulent et synchronisent les fonctions métaboliques selon un cycle de 24 heures d’alternance jour-nuit. Ainsi, les preuves s’accumulent pour montrer que les perturbations de nos horloges internes dues aux changements fréquents de fuseaux horaires, aux horaires de travail irréguliers ou au vieillissement ont un impact important sur le développement de maladies métaboliques chez les êtres humains, et notamment le diabète de type 2. De telles perturbations semblent en effet empêcher le bon fonctionnement des cellules des îlots pancréatiques qui sécrètent l’insuline et le glucagon, les hormones qui régulent le taux de sucre dans le sang.

En comparant les cellules pancréatiques de donneurs diabétiques et celles de personnes saines, le groupe de la Dre Charna Dibner, de l’Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève, démontre pour la première fois que les premières présentaient des oscillateurs circadiens compromis. De plus, ces dérèglements étaient concomitants à la perturbation de la sécrétion hormonale. Par ailleurs, en utilisant une molécule modulatrice d’horloge appelée Nobiletin, extraite de l’écorce de citron, les chercheurs ont réussi à «réparer» les horloges cellulaires perturbées et à restaurer partiellement la fonction de ces cellules. Ces résultats, à découvrir dans les Proceedings of the National Academy of Sciences des Etats-Unis, apportent un premier aperçu d’une approche novatrice du contrôle du diabète.

Pseudo-îlots de cellules alpha humaines

Les cellules humaines peuvent aussi changer de métier

Les manuels de biologie nous apprennent que les cellules, une fois différenciées, restent figées dans l’identité qu’elles ont acquise.

En incitant des cellules pancréatiques humaines non productrices d’insuline à modifier leur fonction pour fabriquer cette hormone de manière durable, des chercheurs du groupe du Prof. Pedro Herrera de l’Université de Genève démontrent pour la première fois que la capacité d’adaptation de nos cellules est bien plus grande qu’on ne le pensait. De plus, cette plasticité ne serait pas une exclusivité des cellules du pancréas humain. Une véritable révolution pour la biologie cellulaire, à découvrir dans la revue Nature. Ce type de conversion cellulaire pourrait compenser la perte ou la dysfonction des cellules produisant naturellement l’insuline, lors d’un diabète.

Ilot pancréatique de souris

Des cellules changent de métier pour contrer le diabète

Le diabète est caractérisé par une hyperglycémie persistante qui apparaît lorsque certaines cellules du pancréas – les cellules β – sont détruites ou ne sont plus capables de sécréter de l’insuline.

Le groupe du Prof. Pedro Herrera de l’Université de Genève est parvenu à montrer comment une partie des cellules α et δ du pancréas, qui produisent habituellement d’autres hormones, peuvent prendre le relais des cellules β endommagées en se mettant à produire de l’insuline. En observant comment ces cellules parviennent à modifier leur fonction en changeant partiellement d’identité, les chercheurs ont découvert un phénomène de plasticité cellulaire inconnu jusqu’ici. Au-delà du pancréas, cela pourrait concerner bon nombre de nos cellules. Ces résultats, à découvrir dans Nature Cell Biology, permettent d’envisager des stratégies thérapeutiques entièrement nouvelles qui feraient appel aux capacités régénératrices du corps.

Biorythmes et muscles squelettiques

Une horloge cachée dans nos muscles

Les horloges biologiques déroulent leur tictac un peu partout dans le corps. Elles libèrent l’hormone de la mélatonine pendant le sommeil, favorisent la sécrétion d’enzymes digestives au moment des repas et nous tiennent éveillés aux heures les plus intenses de la journée. Logée dans le cerveau, l’horloge maîtresse synchronise l’ensemble des horloges secondaires présentes dans les divers organes.

Les groupes de Dr Charna Dibner et de Prof. Howard Riezman de l’Université de Genève, avec leurs collègues des universités de Bath, du Surrey, de l’Université Claude Bernard à Lyon ainsi que de l’EPFL et du Nestlé Institute of Health Sciences, ont découvert qu’une telle horloge circadienne est à l’oeuvre dans nos muscles. Leurs travaux, financés par le Fonds national suisse (FNS), révèlent que les perturbations de ce mécanisme peuvent jouer un rôle important dans le développement des diabètes de type 2. Leur travail vient d’être publié dans le magazine PNAS.