Lay public

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Malformations artério-veineuses cérébrales

Une mutation cellulaire à l’origine d’anévrismes cérébraux

Les malformations artério-veineuses sporadiques du cerveau – un type grave d’anévrisme cérébral – constituent l’une des principales causes d’hémorragie cérébrale chez les jeunes adultes et les enfants. Affectant une quinzaine de personnes sur 100 000, il s’agit d’un développement anormal du système vasculaire cérébral qui peut survenir lors de la vie fœtale.

En identifiant son origine – une mutation somatique des cellules endothéliales qui forment la couche interne des vaisseaux sanguins – des chercheurs de l’Université de Genève (ancien groupe du Prof. Stylianos Antonarakis) et de l’Université de Toronto, au Canada, montrent l’impact que peut avoir une telle mutation et ouvrent des pistes pour améliorer le traitement. Leurs résultats sont à lire dans le New England Journal of Medicine.

Bannière Soirée publique au Bioscope

Soirée publique: Découvrir l'ADN

De quelle couleur est mon ADN ? Peut-il influencer mes goûts ? Puis-je le déguster dans un cocktail ? Ou l'utiliser pour fabriquer un organisme génétiquement modifié ?

Venez répondre à ces questions lors de la prochaine soirée publique du Bioscope. Apportez vos idées, vos envies, vos questions !

Mardi 20 février 2018 - 18 h à 20 h
Centre Médical Universitaire (CMU)
1, rue Michel-Servet
1206 Genève

  • Rendez-vous à 18 h à l'entrée 1, rue Michel-Servet.
  • Inscription (gratuite) obligatoire.
Bannière Semaine du Cerveau 2018

Semaine du Cerveau 2018

Le cerveau en construction

La Semaine internationale du Cerveau se déroule chaque année dans plusieurs villes de Suisse. A Genève, cet événement est organisé par le Centre Interfacultaire de Neurosciences. Le développement en est le thème en 2018.

Des conférences pour le grand public sont proposées chaque soir de la semaine du lundi 12 au vendredi 16 mars 2018, à 19 h 00 à Uni Dufour, Auditoire Piaget.

Aquarelle de Viktoria Polomoshnova

Le « super génome » des trisomiques

La trisomie 21, ou syndrome de Down, est une maladie génétique qui consiste en l’addition d’un troisième chromosome 21. Bien que cette anomalie génétique concerne une naissance sur 700, seul 20% des fœtus atteint de trisomie 21 arrive à terme. Mais comment parviennent-ils à survivre au premier trimestre de grossesse, malgré ce lourd handicap ?

Les groupes du Prof. Stylianos Antonarakis de l'Université de Genève et du Prof. Alexandre Reymond de l'Université de Lausanne ont découvert que les enfants trisomiques qui naissent possèdent un excellent génome, c’est-à-dire un génome de qualité supérieure à celui d’une personne qui n’est pas atteinte par cette anomalie génétique. Il peut ainsi compenser les handicaps induits par le chromosome surnuméraire et permettre au fœtus de survivre et à l’enfant de grandir et de se développer. Cette recherche est à lire dans la revue Genome Research.

Sardine amazonienne

Des sardines aux sources de la biodiversité

Le fleuve Amazone abrite la plus grande biodiversité de poissons d’eau douce du monde. Quelle est donc l’origine de ce foisonnement d’espèces? Les chercheurs du groupe du Dr Juan Montoya-Burgos de l’Université de Genève ont intégré un éventail de facteurs potentiels dans un même modèle statistique pour étudier la genèse de la diversité génétique au sein d’une espèce typique, la sardine amazonienne.

Publiée dans la revue PLOS ONE, leur étude décrit la contribution de chaque facteur et les synergies à l’œuvre au cours du temps. Cette approche, qui peut facilement être utilisée pour n’importe quelle espèce, pourrait être intégrée dans l’étude de l’impact de divers chantiers prévus, tels que la création de nouveaux barrages sur l’Amazone, ainsi que toute altération humaine d’envergure dans divers écosystèmes.

Accumulation de lipides dans le foie

Cancer du foie: la synthèse lipidique
favorise la formation des tumeurs

Les lipides sont une source d’énergie essentielle et un composant cellulaire important. La croissance rapide et incontrôlée des cellules cancéreuses en nécessite une grande quantité.

Le groupe du Prof. Howard Riezmann de l’Université de Genève et des chercheurs du Biozentrum de l’Université de Bâle ont découvert que la protéine mTOR stimule chez la souris la production de lipides dans les tumeurs du foie, dans le but de satisfaire, entre autres, les besoins énergétiques accrus des cellules cancéreuses. Leur recherche, publiée dans Cancer Cell, montre que ce processus est également observé chez des patients atteints de cancer du foie.

Cellules épithéliales colorées

Se multiplier ou ne pas se multiplier?
Un ressort cellulaire répond

L’épithélium, un tissu constitué de cellules étroitement juxtaposées, forme les glandes et recouvre la surface externe du corps humain tout comme ses cavités internes, les poumons ou les intestins par exemple. Il en existe différents types selon les surfaces qu’il revêt et les fonctions qu’il assure. Ces tissus sont soumis à de multiples tensions, comme celles provoquées lors du passage des aliments ou du remplissage d’une vessie. Ces tensions influencent fortement la prolifération et la différenciation des cellules épithéliales, qu’elles soient saines ou cancéreuses, mais les processus impliqués demeurent mal compris.

Le groupe de Prof. Sandra Citi de l'Université de Genève a découvert que les protéines Zonula Occludens-1 et -2 (ZO-1 et ZO-2), qui contribuent à l’étanchéité de l’épithélium, perçoivent ces signaux physiques et activent différentes réponses cellulaires en conséquence. Publiés dans la revue Current Biology, ces résultats dévoilent un processus inédit par lequel des forces mécaniques peuvent réguler la structure des épithéliums, leur équilibre dynamique, ainsi que l’établissement des barrières tissulaires. Inhiber ZO-1 de façon ciblée dans les tumeurs pourrait dès lors constituer une voie à explorer, étant donné son rôle vraisemblable dans la prolifération des cellules cancéreuses.

Protéines et trisomie 21

Trisomie 21: la recherche franchit un nouveau cap

Le syndrome de Down, ou trisomie 21, est une des maladies génétiques les plus fréquentes.

Pour mieux comprendre comment une copie surnuméraire d’un chromosome 21 peut impacter le corps humain dès son développement, l'ancien groupe du Prof. Stylianos Antonarakis de l’Université de Genève et des chercheurs de l’ETH Zurich ont analysé pour la première fois les protéines de personnes trisomiques. Ces recherches, publiées dans la revue Nature Communications, démontrent que loin de ne toucher que les protéines codées par les gènes des chromosome 21, la trisomie 21 impacte également les protéines codées par les gènes localisés sur les autres chromosomes. En effet, les cellules se retrouvent débordées par le surplus protéique généré par les gènes tripliqués et ne parviennent plus à réguler la quantité de protéines.

Ces résultats apportent une nouvelle compréhension du syndrome de Down et de ses symptômes par l’étude des protéines et révèlent les différentes conséquences du surnombre de chromosome 21 sur le comportement cellulaire.

Bannière Soirée publique au Bioscope

Soirée publique: Découvrir les bactéries !

Une pièce de monnaie porte-t-elle plus de bactéries qu'un smartphone ? Ou que du savon ? Combien de micro-organismes avons-nous dans le corps ? A quoi ressemblent ces êtres microscopiques ?

Venez répondre à ces questions en observant des bactéries lors de la prochaine soirée publique du Bioscope. Apportez-nous vos objets du quotidien afin de les tester !

Jeudi 14 décembre 2017 - 18 h à 20 h
Centre Médical Universitaire (CMU)
1, rue Michel-Servet
1206 Genève

  • Rendez-vous à l'entrée 1, rue Michel-Servet.
  • Inscription (gratuite) obligatoire.
Moustique et paludisme

Attaque inédite contre le paludisme

Le paludisme est une maladie parasitaire qui se transmet d’homme à homme par le biais d’une piqûre de moustique, l’anophèle femelle. Endémique dans de vastes zones tropicales de la planète, il tue chaque année plus de 500’000 personnes, dont environ 80% d’enfants de moins de 5 ans. Si des stratégies thérapeutiques existent, elles demeurent jusqu’ici modérément efficaces.

En identifiant deux enzymes essentielles à la survie du parasite ainsi qu’une molécule capable de les inhiber, les groupes de Prof. Dominique Soldati-Favre de l'Université de Genève et de Prof. Volker Heussler de l'Université de Berne apportent aujourd’hui un nouvel espoir dans la lutte contre le paludisme. Leur découverte pourrait en effet permettre la mise au point de médicaments susceptibles de bloquer non seulement le développement du parasite chez l’être humain, mais également sa transmission de l’être humain au moustique et vice-versa. Des résultats étonnants, à lire dans la revue Science.