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Chronological order of publication in this website

Noyau, cil et centrioles de cellules humaines.

Comment se forment nos antennes cellulaires

La plupart de nos cellules contiennent un cil primaire immobile, une antenne servant notamment au transfert d’informations provenant du milieu environnant. Certaines cellules possèdent également de nombreux cils mobiles qui servent à générer un mouvement. Le «squelette» des cils est constitué de doublets de microtubules, des «paires» de protéines essentielles à leur formation et à leurs fonctions. Des défauts d’assemblage ou de fonctionnement des cils peuvent en effet provoquer diverses pathologies appelées ciliopathies.

Des scientifiques du groupe du Prof. Paul Guichard de l’Université de Genève ont développé un système in vitro capable de former des doublets de microtubules et ils ont mis en évidence leurs mécanisme et dynamique d’assemblage. Leur étude, publiée dans la revue Science, révèle le rôle crucial de la tubuline, véritable brique de construction, dans la prévention de la formation incontrôlée des structures ciliaires. Cette méthode permettra de découvrir et d’exploiter d’éventuelles différences entre les cils de cellules humaines et ceux de pathogènes pour la mise au point de nouveaux traitements.

Nutrition and Microbiota Symposium banner

Feeding the microbiota - Cancer, immunity and microbiota

Nutrition and Microbiota - 4th Symposium GE-VD

Recent studies implicate the microbiota of the digestive tract in the development and progression of diseases. Thus, there is a growing interest to modulate the microbiota to improve health state. This yearly symposium aims at highlighting the impact of nutrition on microbiota and the subsequent potential for prevention and treatment of diseases.

The symposium will take place on Thursday, February 7, 2019, at the Auditorium Marcel Jenny of the Geneva University Hospitals (HUG), from 13 h to 18 h.

  • Registration is free.
  • Organisation: Jacques Schrenzel & Laurence Genton Graf
Hydre à deux têtes

Pourquoi les hydres n’ont finalement qu’une tête

L’Hydre d’eau douce est capable de régénérer n’importe quelle partie de son corps pour reconstituer un individu entier. Le petit polype possède un centre organisateur de développement situé au niveau de la tête, et un autre localisé dans le pied. L’organisateur de tête exerce deux activités opposées, l’une activatrice, qui provoque la différentiation de la tête, et l’autre inhibitrice, qui prévient la formation de têtes surnuméraires.

Des scientifiques du groupe de la Pre Brigitte Galliot de l’Université de Genève ont découvert l’identité de l’inhibiteur, une protéine appelée Sp5, et déchiffré le dialogue entre ces deux activités antagonistes qui permet de maintenir un corps adulte à une seule tête et d’organiser une réponse de régénération appropriée. Publiée dans la revue Nature Communications, leur étude souligne que ce mécanisme a été conservé au cours de l’évolution, tant chez l’Hydre que l’humain. Sp5 pourrait donc être un excellent candidat à tester comme inhibiteur des tumeurs humaines dont la voie activatrice est le moteur de prolifération.

Bannière UNIGE - Faculté de Médecine

Leçon publique - Prof. Serge Nef

Sex determination at the single cell level

Portrait de Serge Nef

Leçon publique du Prof. Serge Nef, membre d’iGE3, dans le cadre de sa promotion à la fonction de professeur ordinaire au Département de Médecine Génétique et Développement de la Faculté de Médecine.

Lundi 4 février 2019 - 12 h 30
CMU - Auditoire Adolphe Franceschetti / C150, 2ème étage

  • Conférence publique
Coupe d’un cerveau de souris

Drogue: le circuit de l’addiction identifié

Que se passe-t-il dans le cerveau d’une personne qui se drogue de manière compulsive ? Ce fonctionnement diffère-t-il chez une personne qui consomme de la drogue de manière contrôlée ?

Pour résoudre cette énigme, des neurobiologistes du groupe du Prof. Christian Lüscher de l’Université de Genève se sont intéressés aux différences du fonctionnement cérébral entre ces deux catégories. Ils ont ainsi découvert que chez les consommateurs compulsifs, le circuit cérébral reliant la zone de la prise de décision au système de récompense est renforcé. Dans un modèle d’addiction chez la souris, ils ont aussi constaté qu’en diminuant l’activité de ce circuit, les souris compulsives parvenaient à se gérer et qu’inversement, en la stimulant, une souris qui initialement perdait le contrôle, devenait accro. Cette découverte majeure est à lire dans la revue Nature.

Bannière conférences (culture&rencontre) 2019

L’évolution génétique des humains
sous la loupe du numérique

Les Grands Soirs - Conférences (culture&rencontre) 2019

Pre Alicia Sanchez-Mazas
Département de Génétique et Evolution, Faculté des Sciences, UNIGE, membre d'iGE3

Conférence donnée dans le cadre des Grands Soirs UNIGE, cycles de conférences scientifiques organisés par (culture&rencontre) en collaboration avec l’Université de Genève, intitulé cette année L'Humanité numérique - L'informatique au service du vivant.

Mercredi 30 janvier 2019 - 20 h 00
Aula du Collège de Saussure
9, Vieux-Chemin-d'Onex
1213 Petit-Lancy

Caryotype de la femme

Comment la génétique devient égalitaire

En biologie cellulaire, les hommes et les femmes sont inégaux: les hommes possèdent un chromosome X, alors que les femmes ont en deux. Comment pallier cette différence ?

En se fondant sur d’anciens travaux datant des années soixante, des généticiens de l'ancien groupe du Prof. Stylianos Antonarakis de l’Université de Genève ont séquencé une par une des cellules de la peau et du sang et ont observé comment le deuxième chromosome X des femmes s’inactivait graduellement pour éviter une surdose des gènes codés par le X. Ils ont également constaté que plusieurs gènes échappaient à cette inactivation et que celle-ci variait selon le tissu et les phases de la vie de la cellule. Ces travaux permettent d’expliquer les inégalités observées entre les hommes et les femmes face aux maladies génétiques. Des résultats à lire dans la revue PNAS.

Centrosome révélé par 3 techniques

Gonfler nos cellules pour observer leur vie intérieure

Les cellules sont constituées de minuscules compartiments, les organites, qui ont des structures et des rôles précis. Pouvoir observer ces structures représente un énorme défi et permettrait de mieux appréhender le fonctionnement cellulaire. Or, jusqu’à présent, la microscopie à fluorescence n’offrait pas de résolution suffisante pour obtenir une visualisation détaillée de l’ultrastructure des organites.

Aujourd’hui, des chercheurs du groupe du Pr Paul Guichard de l’Université de Genève ont réussi à agrandir des échantillons biologiques sans les déformer et à en révéler des détails à une échelle nanométrique, soit du millionième de millimètre. Une résolution inégalée en microscopie optique. Décrite dans la revue Nature Methods, cette nouvelle technique permet de visualiser l’architecture et la composition des organites, ainsi que celles de complexes protéiques de natures diverses. Des modifications biochimiques présentes sur leurs composants peuvent également être détectées dans un contexte tridimensionnel, à des fins de cartographie.