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Caryotype de la femme

Comment la génétique devient égalitaire

En biologie cellulaire, les hommes et les femmes sont inégaux: les hommes possèdent un chromosome X, alors que les femmes ont en deux. Comment pallier cette différence ?

En se fondant sur d’anciens travaux datant des années soixante, des généticiens de l'ancien groupe du Prof. Stylianos Antonarakis de l’Université de Genève ont séquencé une par une des cellules de la peau et du sang et ont observé comment le deuxième chromosome X des femmes s’inactivait graduellement pour éviter une surdose des gènes codés par le X. Ils ont également constaté que plusieurs gènes échappaient à cette inactivation et que celle-ci variait selon le tissu et les phases de la vie de la cellule. Ces travaux permettent d’expliquer les inégalités observées entre les hommes et les femmes face aux maladies génétiques. Des résultats à lire dans la revue PNAS.

Centrosome révélé par 3 techniques

Gonfler nos cellules pour observer leur vie intérieure

Les cellules sont constituées de minuscules compartiments, les organites, qui ont des structures et des rôles précis. Pouvoir observer ces structures représente un énorme défi et permettrait de mieux appréhender le fonctionnement cellulaire. Or, jusqu’à présent, la microscopie à fluorescence n’offrait pas de résolution suffisante pour obtenir une visualisation détaillée de l’ultrastructure des organites.

Aujourd’hui, des chercheurs du groupe du Pr Paul Guichard de l’Université de Genève ont réussi à agrandir des échantillons biologiques sans les déformer et à en révéler des détails à une échelle nanométrique, soit du millionième de millimètre. Une résolution inégalée en microscopie optique. Décrite dans la revue Nature Methods, cette nouvelle technique permet de visualiser l’architecture et la composition des organites, ainsi que celles de complexes protéiques de natures diverses. Des modifications biochimiques présentes sur leurs composants peuvent également être détectées dans un contexte tridimensionnel, à des fins de cartographie.

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New iGE3 member - Guillaume Andrey

Guillaume Andrey portrait

We are pleased to welcome Prof. Guillaume Andrey as a new faculty member of the iGE3.

Guillaume Andrey has recently joined the Department of Genetic Medicine and Development of the Faculty of Medicine as an assistant professor. His main research topic is the epigenetic control of developmental processes. More precisely his group aims to understand how epigenetic information, in particular the 3D organization of human and mouse genomes, instruct the development of organs and structures during embryogenesis.

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New iGE3 member - Ramesh Pillai

Ramesh Pillai portrait

We are pleased to welcome Prof. Ramesh Pillai as a new faculty member of the iGE3.

Ramesh Pillai is a professor at the Department of Molecular Biology of the Faculty of Science. His group is interested in studying mechanisms by which eukaryotic genomes control gene expression, in particular molecular mechanisms involved in gene regulation by small noncoding RNAs and RNA modifications. His research uses interdisciplinary approaches and different model systems, including flies and mice.

Etat de santé des écosystèmes

Surveiller l’environnement grâce à l’intelligence artificielle

Les micro-organismes remplissent des fonctions clés dans les écosystèmes et leur diversité reflète l’état de santé de leur environnement. Or, ils sont encore largement sous-exploités dans les programmes de biosurveillance actuels, car difficilement identifiables.

Des chercheurs du groupe du Pr Jan Pawlowski de l’Université de Genève ont récemment mis au point une approche combinant deux technologies de pointe pour pallier ce manque. Ils se servent d’outils génomiques pour séquencer l’ADN des micro-organismes dans les prélèvements, puis exploitent cette masse considérable de données grâce à l’intelligence artificielle. Ils construisent ainsi des modèles prédictifs capables d’effectuer un diagnostic de santé des écosystèmes à large échelle et d’identifier les espèces qui remplissent des fonctions importantes. Cette nouvelle approche, publiée dans la revue Trends in Microbiology, permettra d’augmenter considérablement la capacité d’observation d’écosystèmes étendus et de diminuer le temps d’analyse, pour des programmes de biosurveillance de routine beaucoup plus performants.

Bannière Soirée publique au Bioscope

Soirée publique: Découvrir les bactéries !

Une pièce de monnaie porte-t-elle plus de bactéries qu'un smartphone ? Ou que du savon ? Combien de micro-organismes avons-nous dans le corps ? A quoi ressemblent ces êtres microscopiques ?

Venez répondre à ces questions en observant des bactéries lors de la prochaine soirée publique du Bioscope. Apportez-nous vos objets du quotidien afin de les tester !

Mardi 11 décembre 2018 - 18 h à 20 h
Centre Médical Universitaire (CMU)
1, rue Michel-Servet
1206 Genève

  • Rendez-vous à la réception du CMU, 1, rue Michel-Servet.
  • Inscription (gratuite) obligatoire.
Cellules épithéliales humaines

Le cheval de Troie du staphylocoque doré

La bactérie Staphylococcus aureus est responsable de nombreux types d’infections parfois mortelles chez l’humain. L’une de ses armes les plus redoutables est l’α-toxine, qui détruit les cellules de l’hôte en formant des pores au niveau de leurs membranes.

Des chercheurs du groupe de la Pre Sandra Citi de l’Université de Genève ont identifié le mécanisme qui permet l’ancrage de ces pores dans la membrane des cellules épithéliales. L’étude, publiée dans la revue Cell Reports, montre comment différentes protéines des cellules humaines s’assemblent en un complexe auquel s’arriment de nombreux pores, avec un verrou moléculaire qui stabilise le tout. Les biologistes démontrent également qu’il suffit de bloquer l’assemblage de deux des pièces du complexe pour que les pores puissent être enlevés de la membrane et que les cellules survivent. Identifier les mécanismes cellulaires de l’hôte qui contribuent à la virulence des toxines devient essentiel pour développer des approches thérapeutiques contre les bactéries résistantes aux antibiotiques.