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Chaleur et ossature.

Des os plus solides grâce à la chaleur et au microbiote

Maladie osseuse liée au vieillissement, l’ostéoporose se caractérise par une perte de densité osseuse, une détérioration micro-architecturale des os et un risque accru de fracture. Un tiers des femmes ménopausées en sont atteintes, un problème majeur en termes de santé publique.

Au travers d’analyses épidémiologiques, d’expériences de laboratoire et d’outils métagénomiques et métabolomiques de pointe, l’équipe de recherche du Prof. Mirko Trajkovski de l’Université de Genève a observé que l’exposition à des températures ambiantes plus élevées (34°C) augmente la solidité des os, tout en empêchant la perte de densité osseuse typique de l’ostéoporose. Ce phénomène, lié à une modification de la composition du microbiote intestinal déclenché par la chaleur, a pu être répliqué en laboratoire en transplantant le microbiote de souris vivant dans un environnement chaud à des souris atteintes d’ostéoporose. L’ossature de ces dernières a été renforcée et solidifiée, et la perte de densité osseuse amoindrie. Ces résultats, à découvrir dans la revue Cell Metabolism, promettent de futures interventions efficaces et novatrices pour prévenir et traiter l’ostéoporose.

Bannière UNIGE - Faculté de Médecine - iEH2

Enjeux éthiques d’une pandémie

Colloque de l’Institut Ethique Histoire Humanités

Samia Hurst-Majno

Conférence donnée par la Pre Samia Hurst-Majno, directrice de l’Institut Ethique, Histoire, Humanités (iEH2), consultante du Conseil d’Ethique, membre d’iGE3, dans le cadre des Colloques de l’Institut Ethique Histoire Humanités.

Lundi 14 septembre 2020 - 12 h 15
Visio-conférence ZOOM

Staphylocoques dorés

La frilosité des staphylocoques révèle un point faible

Les staphylocoques dorés ont la capacité de se développer dans des conditions environnementales très variables (sur la peau, dans le nez, sur des surfaces stériles, etc.). Leur haute faculté d’adaptation dépend notamment d’une protéine (une hélicase ARN) impliquée dans la dégradation d’ARN messagers devenus inutiles.

En cherchant à mieux comprendre son fonctionnement, des scientifiques du groupe du Prof. Patrick Linder de l’Université de Genève ont découvert que cette hélicase contribue à un autre processus physiologique, sans lien apparent avec le premier: la synthèse des acides gras qui sont les constituants essentiels de la membrane bactérienne. Cette avancée, à lire dans la revue PLoS Genetics, fournit un éclairage intéressant car la synthèse des acide gras est justement l’une des cibles privilégiées par de nombreux laboratoires pour lutter contre ce pathogène difficile à traiter en raison de sa résistance aux antibiotiques.

SSCN Annual Meeting 2020 banner

15th Swiss Stem Cell Network Annual Meeting

Innovation in Clinical Bio-manufacturing

The Swiss Stem Cell Network (SSCN) is a Swiss non-profit association of scientists that are or have been active in stem cell research. The SSCN aims to consolidate the Swiss community of scientists involved in stem cell research; promote stem cell-related research and regenerative biology in Switzerland and support regenerative medicine; discuss scientific and ethical issues arising from stem cell research and provide this information to the society.

The SSCN annual meeting 2020 is the 15th edition of that event. It will take place on Friday, December 11, 2020 from 9 h 30 to 17 h 30 as an eMeeting by Zoom, on the general topic organoids and other specialized cell cultures for clinical applications.

Protéine Vav3 des cellules respiratoires

Mucoviscidose:
pourquoi autant de complications respiratoires ?

La mucoviscidose, l’une des maladies génétiques les plus fréquentes en Suisse, provoque des troubles respiratoires et digestifs sévères. Malgré des avancées thérapeutiques considérables, cette maladie réduit toujours l’espérance de vie des personnes atteintes en raison, notamment, d’infections respiratoires parfois mortelles.

Des scientifiques du groupe du Pr Marc Chanson de l’Université de Genève ont découvert la raison de ce grand nombre d’infections pulmonaires: une protéine, Vav3, favoriserait ces infections en créant une «station d’ancrage à bactéries» à la surface des voies respiratoires des personnes atteintes. Inhiber cette protéine empêcherait les bactéries de s’amarrer à la surface des voies respiratoires et de provoquer des infections à répétition. Ces résultats, à lire dans la revue Cell Reports, ouvrent des perspectives thérapeutiques intéressantes pour limiter les complications respiratoires chez les personnes atteintes de mucoviscidose.

PhD Salary Awards banner

8th iGE3 PhD Salary Awards

For graduate students working in the laboratories of iGE3 faculty members.

We are happy to announce the 8th round of the iGE3 PhD Salary Awards. Similar to the past years, these stipends will be given competitively to graduate students working in the laboratories of iGE3 members, for projects with a strong genetics or genomics component.

The graduate students have to be in the 2nd or 3rd year of their studies (on December 1, 2020), and the salary awards will be provided for 2 years, non-renewable. The final selection will be made by an external (non-UNIGE) advisory board. The stipends should be acknowledged in publications as iGE3 PhD Student Awards.

Please note:

  • up to 4 PhD awards should be given in this 8th round of the doctoral training support;
  • one application per laboratory will be accepted per call;
  • students from laboratories with awardees from 2019 are not eligible, i.e. lab of Profs B. Galliot, D. Soldati-Favre, E. Dermitzakis, D. Jabaudon, C. Lüscher and R. Pillai;
  • the announcement of the final selection will be made by Monday, September 28, 2020;
  • the successful applicants will present their project at the 9th iGE3 Annual Meeting on Monday, November 2, 2020;
  • the contracts will start on Sunday, December 1, 2020.

The application must be completed online. Please follow this address.

PhD Awards website

Application deadline: Sunday, August 30, 2020 - Midnight

Further information: Nadia.Fraefel@unige.ch

The iGE3 Executive Board (D. Shore, E.T. Dermitzakis, D. Duboule, E. Nagoshi, D. Soldati-Favre)

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IVBM 2020 banner

International Virus Bioinformatics Meeting 2020

* New date: October 8 & 9, 2020 *

The International Virus Bioinformatics Meeting (IVBM) 2020 is a cross-disciplinary conference focussing on bioinformatics approaches in virology. Sub-topics include (but are not limited to): systems virology, virus-host interactions, virus classification and evolution, epidemiology and surveillance, viral metagenomics and ecology, as well as clinical bioinformatics. The meeting will take place from 8 to 9 October 2020 at the Eventforum in Bern, Switzerland.

IVBM 2020 is jointly organised by the European Virus Bioinformatics Center, the University of Bern and the Swiss Institute of Bioinformatics (SIB).

Schéma d’une molécule HLA

Nous ne sommes pas tous égaux face au coronavirus

Existe-t-il des différences d’immunité face au coronavirus SARS-CoV-2 entre populations de diverses régions géographiques ? Une partie de la réponse est à rechercher dans les génomes de ces groupes de personnes et, plus particulièrement, dans les gènes HLA, responsables du système immunitaire dit adaptatif. Ces gènes ont la particularité de différer souvent entre individus. Des milliers de variants (ou allèles) possibles ont été identifiés et tous ne possèdent pas la même efficacité pour lutter contre un nouveau virus. La fréquence de ces allèles varie d’une population à l’autre du fait des migrations passées et de leur adaptation à divers environnements.

Dans une étude à lire dans la revue HLA, des scientifiques du groupe de la Pre Alicia Sanchez-Mazas de l’Université de Genève, en collaboration avec l’Institut Max Planck de Jéna, Allemagne, et l’Université d’Adélaïde, Australie, identifient les variants HLA potentiellement les plus efficaces contre 7 virus, dont le nouveau coronavirus, et mettent en lumière des variations significatives entre populations.

Capsule produisant l’immuno-modulateur

Un vaccin genevois contre le SARS-CoV-2
en cours d’étude

Le groupe du Pr Nicolas Mach des Hôpitaux Universitaires de Genève et de l’Université de Genève, le groupe du Pr Denis Jabaudon de l’Université de Genève, le Centre de Recherche en Infectiologie de l’Université Laval de Québec, Canada, et MaxiVAX, société genevoise spécialisée dans les biotechnologies, collaborent à la mise au point d’un vaccin contre le SARS-CoV-2.

L’objectif des travaux menés conjointement par ces équipes est de développer un vaccin combinant un immunostimulateur et une cible spécifique du coronavirus. La cible est la protéine de surface Spike, administrée par une injection intradermale avec l’immunostimulateur, dont le rôle est de produire un adjuvant capable de stimuler le système immunitaire. Ce dernier est implanté sous la peau par encapsulation cellulaire. Cette technologie fait d’ores et déjà l’objet de tests cliniques de phase II menés par les HUG en collaboration avec MaxiVAX dans le domaine de l’immunothérapie des cancers. Les premiers tests pré-cliniques pour la mise au point de ce vaccin seront réalisés sur des souris dans les semaines à venir. Si ces premiers essais sont encourageants, alors un essai clinique pourrait être mis en place prochainement.

Cerveau et thalamus

Schizophrénie: quand le thalamus trompe l’oreille

Les personnes atteintes d’un désordre génétique rare (le syndrome de microdélétion 22q11.2) ont une très forte probabilité de développer une schizophrénie ainsi qu’un de ses symptômes les plus fréquents, l’hallucination auditive.

En étudiant cette catégorie de patientes et de patients, des scientifiques du groupe du Prof. Stéphan Eliez de l'Université de Genève et du Pôle de recherche national Synapsy ont réussi à associer l’apparition du phénomène hallucinatoire avec un développement anormal de certaines sous-structures du thalamus, une région profonde du cerveau. Ces «noyaux thalamiques» sont, entre autres, impliqués dans le traitement de la mémoire et de l’audition. Les auteurs suggèrent que les hallucinations auditives pourraient s’expliquer presque «mécaniquement» par l’immaturité des connexions nerveuses qui lient ces noyaux thalamiques aux aires du cortex traitant de l’audition. Les résultats, à lire dans la revue Biological Psychiatry: CNNI, ouvrent de nouvelles perspectives dans la compréhension de la physiopathologie et le traitement de la schizophrénie.