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Germination de graines d’Arabidopsis thaliana

Germination: les bactéries prises à leur propre jeu

Les graines sont capables de bloquer leur germination tant que les conditions environnementales sont défavorables. Mais qu’en est-il lorsqu’elles sont confrontées à des organismes dangereux présents dans le sol alentour?

Des chercheurs du groupe du Prof. Luis Lopez-Molina de l’Université de Genève ont étudié l’impact de Pseudomonas aeruginosa, une bactérie pouvant être pathogène aussi bien pour les plantes que les animaux, dont l’être humain. Ils ont identifié une toxine produite par cette bactérie, appelée AMB, qui provoque l’arrêt de la germination des graines, sans pour autant tuer la plante. Il est donc vraisemblable que, au cours de l’évolution, les graines soient parvenues à se servir de l’AMB, un signal émis par les bactéries, pour coordonner leurs stratégies d’infection à des fins de protection de leur propre espèce. Ces résultats ont été publiés dans la revue eLife.

Membrane lipidique marquée avec la molécule FliptR

Prendre la tension cellulaire
avec une molécule fluorescente

Le volume des cellules varie au cours de leur vie et en fonction de leur rôle. Lorsque que le volume de la cellule augmente, sa membrane cellulaire se tend sous la pression et risque de se déchirer. L’augmentation de tension déclenche alors des signaux biologiques qui vont permettre l’augmentation de la surface de la membrane cellulaire afin d’en réduire la tension. A l’inverse, si le volume diminue, la cellule doit réduire sa surface afin de retendre sa membrane. Mais quels mécanismes moléculaires permettent de répondre aux changements de tension ? Surtout, comment mesurer la tension pour l’étudier ?

Les groupes des Prs Aurélien Roux, Robbie Loewith et Stefan Matile, de l’Université de Genève et du Pôle de recherche national Biologie Chimique, se sont alliés afin de créer une molécule fluorescente permettant de mesurer la tension de la membrane cellulaire. Grâce à elle, ils ont été en mesure de comprendre comment la cellule adapte sa surface à son volume. Une première. Ces résultats, à lire dans les revues Nature Chemistry et Nature Cell Biology, ouvrent la voie à de nombreuses applications, notamment dans la détection des cellules cancéreuses qui ont généralement une tension de membrane élevée.

Précurseur de chloroplaste et chloroplaste

Lorsque la graine devient plante,
elle a 48 heures pour survivre

Lors de la germination, l’embryon doit se transformer en jeune plantule capable de photosynthèse en moins de 48 heures. Pendant ce temps, il compte uniquement sur ses réserves internes, qui sont rapidement consommées. Il doit donc créer en un temps record des chloroplastes fonctionnels, des organites cellulaires qui lui permettront de produire des sucres pour assurer sa survie.

Des chercheurs des groupes du Prof. Luis Lopez-Molina de l’Université de Genève et du Prof. Felix Kessler de l’Université de Neuchâtel ont révélé dans la revue Current Biology les éléments-clés qui président à la formation de chloroplastes à partir de proplastes, jusqu’alors peu étudiés. Un tel mécanisme assure une transition rapide vers une croissance autonome, dès que la graine se décide à germer.

Bannière 11es Journées de microbiologie

11es Journées de microbiologie

Microbes d'hier, microbes de mains

Hier comme aujourd’hui, les microbes ont toujours cohabité avec nous. Notre histoire est intimement liée à ces micro-organismes et à leur transmission d’une personne à l’autre. Ces 11es Journées de microbiologie permettent de faire le point sur les moyens de prévenir la propagation de ces microbes, parfois dangereux, mais également de découvrir ce que les micro-organismes qui ont habité nos ancêtres nous enseignent sur notre passé.

Conférences grand public

Hygiène des mains: agir local, penser global
Prof. Didier Pittet - Prévention et contrôle de l’infection, Faculté de Médecine, UNIGE et HUG
Mercredi 12 septembre 2018 - 18 h 30
CMU - Auditoire M. Champendal / B400

Microbes: des nouvelles du passé
Dre Catherine Thèves - Anthropologie moléculaire, CNRS, Université de Toulouse - France
Jeudi 13 septembre 2018 - 18 h 30
CMU - Auditoire M. Champendal / B400

Animation

Le geste qui sauve
Mercredi 12 et jeudi 13 septembre 2018 - Dès 17 h 30
CMU - Devant l'auditoire M. Champendal / B400

  • Entrée libre.
  • Conférences suivies d’un apéritif.
  • Organisation: Patrick Linder - Faculté de Médecine, Karl Perron - Faculté des Sciences
Neurones corticaux marqués

Le courant électrique,
étincelle de la diversité cellulaire du cerveau

Le cortex cérébral est la région la plus développée chez les mammifères et permet des fonctions intellectuelles avancées telles que la perception consciente du monde, l’anticipation, ou encore le langage. A chaque activité correspondent des circuits composés de neurones bien précis.

Pour comprendre comment ces circuits se forment lors du développement, des chercheurs du groupe du Prof. Denis Jabaudon de l’Université de Genève, en collaboration avec une équipe américaine, se sont intéressés aux progéniteurs cérébraux, les cellules mères des neurones. Comment ces progéniteurs savent-ils quels types de neurones fabriquer à chaque moment du développement ? En mesurant l’activité électrique de ces cellules, les neuroscientifiques ont constaté qu’à la manière d’une pile qui se charge, le voltage des progéniteurs augmente au fur et à mesure du développement de l’embryon et de la complexité des neurones à créer. Afin de tester le rôle de cette charge électrique, les chercheurs l’ont diminuée et augmentée artificiellement in vivo, dirigeant à loisir quel neurone était créé !

Ces résultats, à lire dans la revue Cell, révèlent pour la première fois l’importance des propriétés bioélectriques cellulaires dans la création de la diversité neuronale.

A droite, oeil de drosophile atteinte de cécité

Découverte d’un gène provoquant une cécité

Notre génome est composé de 20’000 gènes, tous susceptibles de provoquer des maladies. A l’heure actuelle, 4141 gènes ont déjà été identifiés comme responsables d’anomalies génétiques. Il en reste donc environ 16’000 à démasquer et relier aux maladies génétiques qu’ils provoquent.

Des chercheurs de l'ancien groupe du Prof. Stylianos Antonarakis de l'Université de Genève, associés à des scientifiques pakistanais et américains, ont étudié une maladie génétique récessive qui empêche les yeux de se développer et les détruit progressivement, rendant l’enfant aveugle. En analysant les génomes de chaque membre d’une famille ayant des enfants atteints par l’anomalie, les généticiens ont identifié un nouveau gène, MARK3, comme en étant la cause. Ils ont ensuite confirmé ce résultat, à lire dans la revue Human Molecular Genetics, en modifiant ce gène chez des drosophiles, dès lors atteintes elles aussi de cécité. L’identification de ce trouble lié à MARK3 aidera à comprendre le mécanisme de la maladie, à fournir des services de diagnostic et à initier des efforts pour un traitement personnalisé.

Gene Regulation Workshop banner

Gene Regulation Workshop

Regulation from DNA to protein

The Gene Regulation Workshop (former SKMB meeting) is a one day meeting in Lausanne featuring internationally recognized scientists that work on molecular mechanisms controlling transcriptional and post-transcriptional responses in gene expression to cell-type specific, developmental or environmental cues.

The workshop will take place on Monday, September 3, 2018, at the University of Lausanne, Génopode C, from 9 h 30 to 17 h 30.

  • Registration is required.
  • Registration deadline: August 29, 2018
  • Organisation: Martine Collart, David Gatfield, Winship Herr, David Shore, Florian Steiner
PhD Salary Awards banner

6th iGE3 PhD Salary Awards

For graduate students working in the laboratories of iGE3 faculty members.

We are happy to announce the 6th round of the iGE3 PhD Salary Awards. Similar to the past five years, these stipends will be given competitively to graduate students working in the laboratories of iGE3 members, for projects with a strong genetics or genomics component.

The graduate students have to be in the 2nd or 3rd year of their studies, and the salary awards will be provided for 2 years, non-renewable. The final selection will be made by an external (non-UNIGE) advisory board. The stipends should be acknowledged in publications as iGE3 PhD Student Awards.

Please note:

  • up to 4 PhD awards should be given in this 6th round of the doctoral training support;
  • one application per laboratory will be accepted per call;
  • students from laboratories with awardees from 2017 are not eligible, i.e. lab of Dr Currat, Profs Gotta, Herrera, Martinou, Ulm and Zdobnov;
  • the announcement of the final selection will be made by Monday, October 15, 2018;
  • the successful applicants will present their project at the 7th iGE3 Annual Meeting on Tuesday, November 13, 2018;
  • the contracts will start on Saturday, December 1, 2018.

The application must be completed online. Please follow this address.

PhD Awards website

Application deadline: Sunday, September 2, 2018

Further information: Nadia.Fraefel@unige.ch

The iGE3 Executive Board (D. Shore, E.T. Dermitzakis, D. Duboule, D. Picard, W. Reith)

! Registration is closed !

Louis-Jeantet Foundation banner

2018 Louis-Jeantet Symposium

Proteomics and structural biology

The seventh edition of the Louis-Jeantet Symposium will take place on Tuesday, October 9, 2018 at the CMU in Geneva, on the topics of proteomics and structural biology.

This edition will be organised by two Louis-Jeantet prize winners: Matthias Mann, Max-Planck Institute for Biochemistry, Munich, and Kurt Wüthrich, The Scripps Research Institute, La Jolla, and ETH Zurich.

Embryon de serpent des blés

Reptilien ou mammifère ? Un cerveau sur commande

Le cerveau des mammifères est caractérisé par le développement d’un néocortex qui se superpose au cerveau plus ancien dit «reptilien». Des recherches antérieures ont démontré que cette distinction découle de la manière dont les neurones sont fabriqués: on parle de neurogénèse directe pour la partie ancienne du cerveau, et indirecte pour le néocortex.

Mais comment le cerveau choisit-il l’une ou l’autre méthode ? Une équipe de chercheurs de Saint Joan d’Alacante en Espagne, en collaboration avec des scientifiques du groupe du Prof. Michel Milinkovitch de l’Université de Genève et du SIB, Institut Suisse de Bioinformatique, et des chercheurs américains et allemands, ont découvert que le contrôle du processus direct ou indirect de fabrication des neurones ne dépend que de l’expression de trois gènes distincts. Les scientifiques ont par la suite été capables de contrôler ce processus, créant des tissus corticaux de mammifère chez le serpent et de tissus reptiliens chez la souris! Ces résultats, à lire dans la revue Cell, ouvrent un nouveau pan dans la compréhension du développement et de l’évolution du cerveau.